Crimes de haine

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CRIMES DE HAINE

Notre Association recueille des bonnes pratiques pour améliorer le signalement et l’enregistrement de crimes de haine, ou d’incidents graves relatifs à des crimes de haine ou des discours haineux, notamment à l’égard des réfugiés, des demandeurs d’asile et des personnes en situation de migration, des personnes handicapées, ou des incidents graves liés à l’islamophobie, l’antisémitisme et la christianophobie, dans les États Membres de l’Union Européenne.

La coopération entre Associations et ONGs peut être fortement utile en ce sens.

Si vous êtes une Association ou une ONG, et que vous avez des expériences ou des actions à partager, en matière de lutte contre ce phénomène dans l’Union Européenne, notamment en matière de prévention de crime, vous pouvez nous écrire par courrier ou par e-mail.


Extrait :

« Les agressions et les crimes motivés par le racisme, la xénophobie, l’intolérance religieuse ou les préjugés à l’égard du handicap, de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre d’une autre personne sont autant d’exemples de crimes de haine qui peuvent toucher n’importe quel membre de la société.

Or, ces incidents portent atteinte non seulement à la personne visée, quelle qu’elle soit, mais ils frappent aussi directement au cœur des engagements de l’Union européenne en faveur de la démocratie et des droits fondamentaux à l’égalité et à la non-discrimination.

Afin de lutter contre les crimes de haine, l’Union européenne et ses États membres devraient accroitre la visibilité de ces crimes et amener les auteurs à répondre de leurs actes. La Cour européenne des droits de l’homme a rendu de nombreux jugements selon lesquels les pays se doivent de préciser clairement les préjugés qui sous-tendent les infractions pénales.

Les efforts déployés pour élaborer des politiques ciblées pour lutter contre les crimes de haine sont entravés par un faible taux d’enregistrement des incidents, c’est-à-dire par le fait que peu d’États membres collectent des données exhaustives sur ces infractions. De plus, compte tenu du manque de confiance des victimes de crimes de haine dans les services de police et les systèmes juridiques pénaux, la plupart d’entre eux ne signale pas les incidents dont ils ont fait l’objet, d’où un faible taux de signalement des infractions. La FRA documente à la fois ces lacunes dans la collecte des données et l’importance des préjugés à l’égard de certains groupes comme les Roms, les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenre (LGBT), les personnes musulmanes et les communautés de migrants. Parallèlement, l’agence formule des avis quant à la manière d’améliorer la situation.

L’article premier de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne garantit le droit à la dignité humaine, tandis que l’article 10 consacre le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. L’article 21 interdit toute discrimination fondée notamment sur le sexe, les origines ethniques, la religion, l’orientation sexuelle ou un handicap ».

Source : Agence des droits fondamentaux de l’Union Européenn (FRA) : http://fra.europa.eu/fr/theme/les-crimes-de-haine